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Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers
militaires Pour partir
à la guerre Avant
mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C'est pas pour vous fâcher II faut que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter.
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Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer
mes enfants Ma mère a tant souffert Qu'elle est dedans
sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j'étais prisonnier On m'a volé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai sur les chemins
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Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas à la guerre Refusez de partir S'il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer
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Nous avons lu ce poème et nous en avons parlé en groupe de parole et d'écoute. Mais avant d'en discuter, chaque groupe devait réfléchir à ce poème à partir de ce petit questionnaire.
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Temps 1Écriture individuelle sous forme de notes:
type du texte, locuteur, destinataire, versification, vocabulaire , progression
etc. Temps 2Groupe de parole / groupe d'écoute.
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A partir des notes prises,
nous avons complété une explication de textes rédigée par un professeur
et publiée dans une revue de professeurs.
Cette activité prépare à la seconde.

Éléments d'explication du déserteur de Boris Vian « Le Déserteur » de Boris Vian est, à bien des égards, un texte emblématique de la poésie française engagée. Cette chanson populaire, publiée en 1955 dans le douloureux contexte de la guerre d'Algérie, constitue d'abord un authentique chant de protestation. Elle est aussi le symbole de la liberté d'expression en butte à la censure et aux carcans de l'ordre établi.
• La situation d'énonciation.
Le
refus de « Partir à la guerre » est motivé par des raisons idéologiques et
personnelles.
• Les destinataires. Le
poème de Boris Vian tire une partie de sa charge émotionnelle de la simplicité
avec laquelle « le déserteur » s'adresse au plus haut responsable de l'État.
Un
lecteur attentif aura sans doute remarqué que la dixième strophe du poème
manifeste un changement de destinataire .
.
S'affirme alors clairement la visée du discours : avec « Le Déserteur »,
Boris Vian affirme moins sa volonté de refuser que celle d'amener autrui à le
faire. • Un poème "simple" Cet
appel à la conscience du destinataire est d'autant plus marquant que le texte
se présente sous la forme
La
simplicité du langage poétique,
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1)
Ce texte troué constitue une explication du poème de Boris Vian. Elle é
été écrite par un professeur. Grâce
aux notes prises pendant la prise de parole, complétez son analyse.
2)
Trouvez des titres aux trois différentes parties.
3)
Essayez de faire une fiche sur les démarches attendues par l'enseignant
sur ce poème.

Ce poème, on s'en doute, n'a pas plu à tout le monde. Un certain Monsieur Faber, conseiller municipal, s'est élevé, dans un journal, contre Boris Vian.
Voici un extrait de la lettre ouverte que le poète à écrite en réponse à ces attaques. Les passages en couleur, sont les principaux arguments que nous avons pu repérer dans ce texte
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De deux choses l'une : ancien combattant,
vous battiez-vous pour la paix ou pour le plaisir? Si vous vous battiez
pour la paix, ce que j'ose espérer, ne tombez pas sur quelqu'un qui est
du même bord que vous, et répondez à la question suivante: si l'on
n'attaque pas la guerre pendant la paix, quand aura-t-on le droit de
l'attaquer? Ou
alors, vous aimiez la guerre ,
et vous vous battiez pour le plaisir? C'est
une supposition que je ne permettrai pas même de faire: car, pour ma
part, je ne suis pas du type agressif. Ainsi cette chanson qui combat ce
contre quoi vous avez combattu, ne tentez pas, en jouant sur les mots,
de la faire passer pour ce qu'elle n'est pas: ce n'est pas de bonne
guerre. Car
il y a de bonnes guerres et de mauvaises guerres —encore que le
rapprochement de «bonne» et de «guerre» soit de nature à
me choquer, moi et bien d'autres, de prime abord— comme la
chanson a pu vous choquer de prime abord. Appellerez-vous
une bonne guerre celle que l'on a tenté de faire mener aux soldats français
en 1940? Mal armés, mal guidés, mal informés, n'ayant souvent pour
toute défense qu'un fusil dans lequel n'entraient même pas les
cartouches qu'on leur donnait, les soldats de 1940 ont donné au monde
une leçon d'intelligence en refusant le combat; ceux qui étaient en
mesure de le faire se sont battus —et fort bien battus; mais le
beau geste qui consiste à se faire tuer pour rien n'est plus de mise
alors qu'aujourd'hui on tue mécaniquement et à grande échelle.
D'ailleurs mourir pour la patrie, c'est
fort bien; encore faut-il ne pas mourir tous —car où sera la patrie?
Ce n'est pas la terre —ce sont les gens, la patrie. Ce ne sont pas les
soldats : ce sont les civils que l'on est censé défendre— et les
soldats n'ont rien de plus pressé que de redevenir civils, car cela
signifie que la guerre est terminée. Au
reste, si cette chanson peut paraître indirectement viser une certaine
catégorie de gens, ce ne sont à coup sûr pas les civils; les anciens
combattants seraient-ils des militaires? Et
voudriez-vous m'expliquer ce que vous entendez, vous,
par ancien combattant? «homme qui regrette d'avoir été obligé
d'en venir aux armes pour se défendre» ou «homme qui regrette le temps où l'on
combattait »? Si c'est « homme qui a fait ses preuves
de combattant», cela prend une nuance agressive. Si c'est «homme qui a gagné une guerre»,
c'est un peu vaniteux. Croyez-moi...
«ancien combattant», c'est un mot dangereux; on ne devrait pas se
vanter d'avoir fait la guerre, on devrait le regretter— un ancien
combattant est mieux placé que quiconque pour haïr la guerre. Presque
tous les vrais déserteurs sont des «anciens combattants» qui n'ont
pas eu la force d'aller jusqu'à la fin du combat. Et qui leur
jettera la pierre? Non... si ma chanson peut déplaire, ce n'est pas à
un ancien combattant, cher monsieur Faber. Cela ne peut être qu'à une
certaine catégorie de militaires de carrière; jusqu'à nouvel ordre,
je considère l'ancien combattant comme un civil heureux de l'être.
[...] Non, monsieur Faber, ne cherchez pas
l'insulte où elle n'est pas et si vous la trouvez, sachez que c'est
vous qui l'y aurez mise. Je dis
clairement ce que je veux dire; et jamais je n'ai eu le désir
d'insulter les anciens combattants des deux guerres, les résistants,
parmi lesquels je compte bien des amis, et les morts de la guerre —
parmi lesquels j'en comptais bien d'autres. Lorsque j'insulte (et
cela ne m'arrive guère) je le fais franchement, croyez-moi. Jamais je
n'insulterai des hommes comme moi, des
civils, que l'on a revêtus d'un uniforme pour pouvoir les tuer comme de
simples objets, en leur bourrant le crâne de mots d'ordre vides et de
prétextes fallacieux. Se battre sans savoir pourquoi l'on se bat
est le fait d'un imbécile et non celui d'un héros; le héros c'est
celui qui accepte la mort lorsqu'il sait qu'elle sera utile aux valeurs
qu'il défend. Le déserteur de ma chanson n'est qu'un homme qui ne sait
pas; et qui le lui explique ? Je ne sais de quelle guerre vous êtes
ancien combattant — mais si vous avez fait la première, reconnaissez
que vous étiez plus doué pour la guerre que pour la paix; ceux qui,
comme moi, ont eu 20 ans en 1940 ont reçu un drôle de cadeau
d'anniversaire. Je ne fais pas partie des braves ; ajourné à la suite
d'une maladie de cœur, je ne me suis pas battu. Je n'ai pas été déporté,
je n'ai pas collaboré— je suis resté, quatre ans durant, un imbécile
sous-alimenté parmi tant d'autres— un qui ne comprenait pas parce que
pour comprendre il faut qu'on vous explique. J'ai trente-quatre ans aujourd'hui, et je
vous le dis : s'il s'agit de défendre
ceux que j'aime, je veux bien me battre tout de suite. S'il s'agit de
tomber au hasard d'un combat ignoble sous la gelée de napalm, pion
obscur dans une mêlée guidée par des intérêts politiques, je refuse
et je prends le maquis. Je ferai ma guerre à moi. Le pays entier
s'est élevé contre la guerre d'Indochine lorsqu'il a fini par savoir
ce qu'il en était, et les jeunes qui se sont fait tuer là-bas parce
qu'ils croyaient servir à quelque chose—on le leur avait dit— je ne
les insulte pas, je les pleure; parmi eux se trouvaient, qui sait, de
grands peintres— de grands musiciens et
à coup sûr, d'honnêtes gens.
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Nous avons imaginé , pour travailler sur l'argumentation et la lettre, le texte du conseiller municipal. " C'est assez drôle de se mettre dans la peau d'un homme dont on ne partage pas les idées. On a très envie de le rendre ridicule.."
Pour ce faire, nous avons d'abord "inventé" la vie, le caractère, les habitudes de ce conseiller municipal.
Voici un exemple de ce travail de préparation.
Après cette recherche, nous avons donc écrit les lettres. Voicii un exemple de la lettre que l'un d'entre nous a composée.
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Monsieur
Paul FABER
Paris, le 19 mai 1955
Conseiller
Municipal de la Ville de Paris
A Monsieur Boris VIAN
Monsieur,
A mon grand regret, je vous annonce la censure de votre texte
"Le Déserteur," adapté en chanson par Monsieur MOULOUDJI.
Ce n'est pas la jolie mélodie qui l'accompagne, ni le timbre de
voix de son interprète
qui m'amènent à cette douloureuse décision, mais les propos
offensants qui y sont tenus.
Je suis indigné par votre arrogance et votre impertinence à l'égard
de notre Gouvernement. Notre bien-aimé Président, cet homme valeureux,
a dignement servi sa Patrie lors de la Grande Guerre. Il est de fait,
entré dans l'Histoire de la France . Lui seul a su comprendre
ses compatriotes. Ainsi, ne
mérite-t-il pas votre ironie malsaine en guise de reconnaissance, même
en version poétique que
j'imagine, vous qualifierez d'idéaliste.
Tout comme notre Cher Président, je fais partie des Anciens
Combattants ; j'ai servi mon pays avec bravoure et courage, au péril de
ma vie. Je n'ai jamais fléchi à mon devoir de soldat. Votre incitation
à la désertion me paraît donc une
grave insulte !
Insulte comme je l'ai dit, à notre Président, mais aussi à la
Patrie, aux Anciens
Combattants et à tous ceux qui sont tombés pour la France. Tous ceux qui , pour ne dire que quelques mots, sont tombés pour notre Liberté!
Et pensez bien, Monsieur le Poète, que déserter est un sacrilège,
déserter est même l'acte ultime de trahison envers son pays. En cas de
guerre, son auteur serait immédiatement
passé par les armes. Songez-y,
Monsieur le Fantasque!
Pour faire une bonne guerre, il faut que nos garçons soient
motivés par leurs familles, leurs amis, leur Gouvernement, leurs Généraux,
enfin par la Nation : leur Mère !
Que
la France entière soit en cœur avec ses enfants!
Sachez que l'on ne fait pas la guerre à coups de quatrains !
C'est toute une stratégie! Dites-vous
bien que notre objectif premier n'est certainement pas d'envoyer nos
soldats à la mort.
Il faut réfléchir, élaborer des plans, énumérer les nombreuses
possibilités d'attaques, mais aussi des plans de défense et
d'offensive qui mènent à la Victoire.
Nous songeons bien sûr, avec fierté, à ces braves, nos braves
,qui se battent pour l'honneur
des Français et qui défendent notre territoire avec force et courage.
Hélas pour certains, ce beau combat conduit au sacrifice.
Nous commémorons d'ailleurs nos chers disparus et compatissons
à la peine des mères, des veuves, des orphelins.
Mais libre à vous de nous proposer vos suggestions, si toutefois
vous pensez qu'elles
permettent de faire une guerre sans pertes humaines. Vos utopiques idées
paraissent bien belles en théorie… mais, le seraient-elles en
pratique ? Imaginez le monde si les armées n'étaient composées que de
vos déserteurs…
Non, Monsieur le Rêveur, Non ! Ce serait l'ANARCHIE !
Je ne salue pas votre bravoure.
Paul FABER
NB
: Etant moi-même poète à mes heures, je me suis permis de revisiter
vos vers et
d'en faire un hymne patriotique, dédié à nos braves soldats.
Monsieur le Président,
Ma Patrie est en guerre
S'il faut donner son sang
Je
vous fais une lettre Je suis son défenseur Allons donner le notre
Que
vous lirez peut-être Je vais d'un pas rageur
Nous sommes vos apôtres
Si vous avez le temps
Battre nos adversaires
Monsieur le Président
Je viens de recevoir
Si je suis prisonnier
Préparez vos armées
Mes papiers militaires
Mon cœur restera fier
Ennemis de la France
Pour
partir à la guerre
Et fidèle à ma Terre Soyons la
Providence
Avant mercredi soir
A tout mon cher passé
Soyons prêts à tirer !
Monsieur le Président
Demain, mes compagnons
C'est un honneur sur terre
Ne craignons pas la mort
De défendre ma Terre
Ne formons qu'un seul corps
Et de sauver les gens
Au sein du peloton
Je suis un bon Français Joignant mon régiment
Un très bon patriote
Sur les routes de France
Je marche tête haute
De Bretagne en Provence
Je ne peux déserter
Je parlerai aux gens :
Depuis que je suis né
Défendons le pays
J'ai vu lutter mon père Suivons le bel exemple
Et résister mes frères
Des Anciens Combattants
Ma mère est Liberté
Qui sont tombés aussi
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Nous avons travaillé à partir d'un autre texte écrit par l'un d'entre nous. En effet, nous avons remarqué que pour rendre une argumentation efficace, il faut que le locuteur accorde quelques " concessions" à son contradicteur. C'est Pour cela que nous avons analysé grammaticalement le texte suivant.
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M Boris Vian. Vous me faites honte! Comment osez-vous vous adresser de cette manière à Monsieur le Président de la République? Pour un peu, vous le tutoieriez! De quel droit critiquez-vous le plus haut dignitaire de l'état? S'il n'avait pas mené cette guerre, certes atroce, j'en conviens, vous n'auriez même pas imaginé écrire ce poème. Vous n'auriez pas pu utiliser cette liberté que nous avons durement gagnée. Hitler serait président et vous n'auriez rien à dire! Vous me faites honte ainsi qu'à tous mes camarades soldats. Comment osez vous dénigrer leur courage et leur engagement? Bien sûr , la guerre tue des innocents, mais pour sauver d'autres innocents de la barbarie, nous avons dû éliminer ceux qui niaient notre peuple. Nous sommes allés jusqu'au bout et nous en tirons fierté et honneur. Vous vous élevez contre la guerre au nom de la famille. Même si la famille est importante , j'ai moi-même huit enfants, elle ne peut s'épanouir que dans une patrie libre et apaisée. Dans votre poème, votre déserteur a tout perdu: c'est le drame de toute guerre. Il ne doit pas pour autant renoncer à se battre. Il doit lutter pour offrir à ses proches le droit de vivre heureux. Déserter est un acte impardonnable, lâche et égoïste. Votre poème incite les gens à déserter: c'est là un scandale absolu et terriblement dangereux. Vous invitez vos lecteurs à se retourner contre l'intérêt commun. Vous ne mesurez ni la portée de vos paroles ni la colère de ceux qui vous écoutent et qui souffrent encore des blessures qu'ils ont reçues. Vous êtes un être pervers et vous ignorez le sens de l'histoire. Votre personnage dit avoir perdu son âme: vous le lui avez ôtée. Il ne lui reste plus de dignité. Il n'est rien et vous non plus. Je ne vous salue pas. 1 Quels sont les arguments que le locuteur concède à Boris Vian. Soulignez les passages. Par quels mots ces concessions sont-elles annoncées. 2 Comment
est organisée cette lettre? 3 Quelles
sont les techniques littéraires que les auteurs utilisent pour essayer
de convaincre le lecteur? 4 Comment
fait-on pour "répondre" à une argumentation dans une lettre?
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Et pour terminer, quatre poèmes qui dénoncent à la fois les militaires et les horreurs de la guerre.
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Le
dormeur du val C'est un trou de verdure où chante une rivière
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Pater Noster Notre
Père qui êtes aux cieux Prévert
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BARBARA Rappelle-toi
Barbara Jacques Prévert Paroles
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Le Déserteur (Renaud Séchan a écrit ici une adaptation du poème de Boris Vian . Il l'actualise en le situant dans les années 1980. .. Mais depuis l'an 2000, le service militaire obligatoire a été aboli. Les chansons ont une histoire...)
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| Victor Hugo |
| Le chant des partisans |
| Le déserteur et autres poèmes de révolte |
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| Anthologie de poèmes |